CHOBERT armes à percussion, cycles, aéronautique, et serrure automatique !

Démarré par arsenelupin, Août 22, 2026, 06:50:09 PM

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arsenelupin

D'après les recoupements de documents que j'ai pu réaliser sur la toile, et sauf erreur de ma part dans leurs assemblages chronologiques, Léon CHOBERT a été arquebusier puis armurier (voir extrait N° 1 ci-après), entre 1860 et 1889. Celui-ci fabriquait (entre autres) les fusils dits " Fusils de Paris ". On en trouve la trace à l' exposition universelle de 1899.

Son enseigne était située à l'angle du 16 Rue Lafayette et du 27 Rue Taitbout, dans le 9 ème arrondissement de Paris, puis a quitté la capitale, pour aller s'installer au 9 et 11 Rue Lavoisier à St Etienne jusqu'en 1931.
A noter qu'il y avait également en 1927 les EtablissementS CHOBERT au 25 Rue de la République, toujours à St Etienne. Les deux corps de métiers se seraient-ils séparés a deux adresses différentes (?)
En plus de revendre des produits d'autres fabricants prestigieux (COLT ou SMITH&WESSON par exemple), le pistolet signaleur modèle 1917 fabriqué par Chobert,est une de ses célèbres création (Arme en aluminium, marquée "CHOBERT ST ETIENNE").


Image issue de https://pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/10230035370


Extrait N°1
(Merci à  www.tfeg.ca/metier-arquebusier French Canadian Genealogist  / avec corrections):

"...Vers 1460, en France, le canon à main fait son apparition. Cette arme évolue rapidement et prend d'abord le nom de couleuvrine, puis de arquebute et enfin d'arquebuse........ Ainsi, dans son contexte historique, le terme d'arquebusier en France désignait non seulement ceux qui utilisaient l'arme mais aussi ceux qui la fabriquaient......L'arquebusier était l'une des sept principales professions de la métallurgie en Nouvelle-France (Colonies Françaises Nord Américaines), avec le serrurier, le forgeron, le ferblantier, le chaudronnier, le taillandier et l'armurier.
Les termes arquebusier et armurier étaient souvent utilisés de manière interchangeable. En examinant les actes d'état civil ou les actes notariés d'un ancêtre, on peut constater qu'un armurier a été identifié comme arquebusier, et vice versa, dans divers documents....."



https://www.littlegun.info/arme%20francaise/artisans%20c%20d/a%20chobert%20fr.htm

Ensuite, Léon CHOBERT va se tourner vers le cycle (voir extrait N°2 ci-après) :

Extrait N°2
(Merci à https://encycloduvelo.fr/cycles-chobert-l/ )

".......Tout comme Manufrance, Manufacture d'Armes et de Cycles, le document ci-dessous (affiche CHOBERT) est assez formidable car il renseigne de façon très didactique sur la polyvalence des métiers et sur la façon dont un artisan armurier, un arquebusier, pouvait se reconvertir en constructeur de bicyclettes. On peut y lire «Par mes ouvriers armuriers auxquels la fabrication et l'ajustage si délicat des armes donnent une précision que peu d'ouvriers mécaniciens peuvent atteindre.
Cette fabrication se faisant un moment où celle des armes ne marche plus ou peu, et par ce fait, mon matériel se trouvant disponible, je puis établir mes machines dans des conditions de prix ...".
C'est l'invention de la polyvalence.....



Vers 1930, Jacques François Gabriel CHOBERT (degré de parenté inconnu par rapport à Léon CHOBERT) serait l'inventeur d'un rivet qui portera son nom ; cependant Stanley Thomas Johnson aurait breveté le "rivet CHOBERT".
Celui acquiert une certaine célébrité, en étant utilisé pour l'assemblage de pièces mécaniques, destinées aux avions de chasse anglais SUPERMARINE SPITFIRE, durant la seconde guerre mondiale.
Les rivets type CHOBERT, sont toujours utilisés de nos jours, en aéronautique (BOEING ou la NASA sont par exemple, des utilisateurs de ce type de produit).
CHOBERT (R) est une marque déposée par AVDEL UK LIMITED / Groupe STANLEY-BLACK & DECKER.

https://www.nypl.org/sites/default/files/190868chobert.pdf






Je précise tout de même, que je n'ai pas trouvé de "lien" entre la période armes et cycles et ce brevet concernant un rivet portant le nom de CHOBERT, l'arbre généalogique de cette famille étant relativement très important: https://gw.geneanet.org/maxcle?lang=fr&m=N&v=CHOBERT 
Il pourrait donc s'agir d'une pure coïncidence.

Seuls les deux points communs, comme l'aéronautique et l'adresse, indiquées sur la notice de la SERRURE AUTOMATIQUE, portant également le nom de CHOBERT, que je vais vous présenter maintenant, sont des éléments factuels:









La notice de la SERRURE AUTOMATIQUE CHOBERT, très peu diffusée (ou restée à l'état de prototype?), entre 1951 et 1956, si l'on se base sur le N° de téléphone indiqué sur le document (qui indique qu'il s'agit de la serrure la plus robuste du monde....), comprenant 8 pages imprimées ,ajoutées de 3 pages en caractères de machine à écrire, avait de quoi décourager les serruriers.
Il se peut que la complexité de la pose, et l'utilisation journalière de la serrure, malgré l'idée "géniale" de départ, ait condamné ce produit, je m'explique.

Cette serrure " 4 points " se verrouillait AUTOMATIQUEMENT, lorsque la porte était claquée.
En effet, une fois le bec de cane comprimé contre la gâche (vous remarquerez qu'elle ne possède pas de logement à cet effet), les 4 pênes (2 horizontaux, 1 haut, 1 bas, en acier de 18 mm de diamètre) sortaient automatiquement sous l'effet de cette compression.
Ce dispositif imposait une pose parfaite, malgré les jeux fonctionnels prévus.
Pour ouvrir de l'extérieur OU de l'intérieur (!), il fallait faire tourner la clef ET appuyer sur la béquille....(cylindre 5 goupilles au profil Rhône-Isère, sans marquage RONIS), tube de renfort (protège cylindre), et pastille anti perçage intégrés, ainsi qu'une plaque en tôle "bleue" devant le foncet ,assuraient la protection des mécanismes, ajoutées à cela, un blocage des pênes par action de vissage d'un bouton moleté, une condamnation de béquille actionnable par levier, et un indicateur de fermeture mécanique, complétait le système  :-o ).
Notons que sur le coffre de cette serrure,bien que presque carré, le cylindre est situé au dessus de la béquille, et non le contraire, position généralement choisie par la majorité des fabricants de serrures de bâtiment de l'époque, dites "verticales à fouillot", tels que FICHET ou BRICARD, pour ne citer que ces deux marques très diffusées en France.

Le principe de cette serrure (verrouillage total automatique à la fermeture de la porte), a donc été inventé bien avant LAPERCHE, avec sa serrure carénée TIENFOR AUTOMATIQUE, commercialisée en 1984 et ayant obtenue le label A2P*** avec la fameuse sûreté ROLS (probablement une des meilleures pompes jamais produite).

Une porte claquée, équipée de cette serrure CHOBERT, ne pouvait donc pas être ouverte "à la radio"  :wink: , ou via l'action de la béquille !
Détail important, cette serrure a été fabriquée chez CHOBERT AERONAUTIQUE CONSTRUCTEUR.
Celle-ci semble curieusement ne pas avoir été brevetée.....




arsenelupin


Une autre recherche donne ceci, et rapproche certains éléments factuels, évoqués précédemment :

......les Établissements Chobert étaient à l'origine une entreprise industrielle spécialisée dans la fabrication de composants mécaniques, de pièces pour cycles, de tubes et de matériel, et non un constructeur aéronautique à proprement parler.
Mécanique et cycles:
 Spécialisés dans la fabrication de cadres, pièces détachées, et tubes (droits, hélicoïdaux, coniques).
Diversification industrielle:
 Production de compresseurs et sous-ensembles mécaniques légers au cours de l'entre-deux-guerres.
Localisation:
Établis historiquement au 9 rue Lavoisier, puis signalés à d'autres adresses stéphanoises comme le 25 rue de la République au cours de leur développement.

Le Brevet Phare: Le "Rivet CHOBERT" (Riveting)
 Bien que l'usine de la rue Lavoisier fabriquât initialement des tubes, des cadres de cycles et des compresseurs (comme le motocompresseur sous licence Garelli type LDSa4255), Jacques CHOBERT a déposé dans les années 1930 un brevet crucial : le rivet aveugle à répétition rapide (le Rivet Chobert).
L'innovation: Ce système permettait de poser des rivets à haute vitesse depuis un seul côté de la paroi ("blind fastening"), grâce à une broche de traction réutilisable chargée de plusieurs rivets en série.
L'impact aéronautique: Ce brevet a été massivement adopté par l'industrie aéronautique britannique et internationale. Il a notamment servi à assembler plus de 20 000 chasseurs SPITFIRE durant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui encore, le CHOBERT® Rivet reste une marque et un standard industriel utilisé par des constructeurs comme CESSNA, etc....