Le 5 juillet dernier ,le Musée Lalique a été cambriolé, comme un "vulgaire" entrepôt, sauf que ce bâtiment expose des prestigieux objets, coûtant des centaines de milliers d'euros chacun.
La porte a été fracturée (! ! !), les vitrines ouvertes, et l' équipe de la télésurveillance est arrivée 1 h 30 après le déclenchement de l'alarme ! :-( :x
Il n'y a même pas un seul gardien de nuit, avec son chien dans ce Musée ! Incroyable..... :roll:
Après le LOUVRE ( https://forum.serrurerie.info/entre-serruriers/rions-un-peu-avant-d-avoir-a-en-pleurer/msg51009/#msg51009 ), un autre Musée est la cible d'une petite équipe, qui ne s'est pas gênée d'opérer, pendant que l'alarme sonnait.....
Ci-après , l'article de Guillaume POISSON de FRANCE 3 Régions, mais ils il y en a d'autres sur le Web)
https://france3-regions.franceinfo.fr/grand-est/bas-rhin/cambriolage-au-musee-lalique-pourquoi-la-societe-de-securite-est-elle-arrivee-1h30-apres-le-declenchement-de-l-alarme-3382438.html
© France Télévisions Mis à jour le 08/07/2026 à 07h28 Temps de lecture: 3 min
L'alarme a bien retenti après l'effraction des cambrioleurs du musée Lalique dimanche 5 juillet. La société de sécurité n'est arrivée sur les lieux qu'1h30 après. Les acteurs impliqués se renvoient la balle.
Les cambrioleurs du musée Lalique n'ont pas réussi à contourner le système d'alerte installé sur le site culturel. Dès l'effraction, à 5h30 le 5 juillet, les alarmes ont retenti, envoyant un signal immédiat à la société de télésurveillance.
Pourtant, les agents de sécurité dépêchés sur place ne sont arrivés qu'1h30 plus tard, environ à 7 heures. C'est d'ailleurs la femme de ménage qui est arrivée en premier sur les lieux du vol, qui a prévenu les autorités et gelé la scène.
Les voleurs ont été efficaces - ils avaient quitté le musée onze minutes à peine après y être entrés - mais ils n'avaient pas forcément besoin de l'être. La réactivité du dispositif de surveillance sera bien sûr au cœur des réflexions et des analyses ces prochains jours. Où le dispositif a-t-il failli ? Y avait-il moyen de faire mieux ?
La société de levée de doutes avait prévenu des délais
Le musée Lalique travaille avec deux prestataires dans le cadre de la surveillance de son site. La société Fiducial e-sécurité est chargée de la télésurveillance, c'est-à-dire que c'est elle qui organise et met en place le système d'alarmes, et reçoit les alertes en cas d'effraction. La levée de doutes, en revanche, est sous-traitée à la société JMP : c'est elle qui est en charge d'envoyer du personnel sur place en cas d'intrusion.
Contactée, la société JMP reconnaît entièrement les délais mentionnés dans les médias depuis plusieurs jours. "Nous avons bien été alertés d'une effraction à 5h30, et nos agents sont arrivés à 7h", confirme le directeur du groupe Jean Busch. Mais rien de surprenant selon lui : "Cela fait plusieurs années que nous alertons sur le fait que nous ne sommes pas en mesure d'être sur place en 30 minutes, comme demandé. Il n'y a aucune surprise sur les délais, Fiducial le sait très bien, le musée Lalique aussi."
Christian Dorschner, maire de Wingen-sur-Moder et vice-président du syndicat mixte gestionnaire du musée, évacue la question. "Personnellement, je ne savais pas. Et de toute façon, c'est à Fiducial, l'entreprise chargée de la télésurveillance, de gérer les entreprises de levée de doute avec lesquelles elle travaille", balaie-t-il.
Pas de gardien
Le siège de la société est pourtant basé à Stiring Wendel, en Moselle, à environ une heure de route du musée Lalique. Pourquoi avoir eu recours à une entreprise située à une telle distance de l'établissement ? Christian Dorschner ne peut l'expliquer. "Je ne peux pas vous répondre là-dessus, ni sur le fait de ne pas avoir pris de gardien. Ces choix ont été faits avant mon arrivée à la vice-présidence."
Selon lui, le problème se situe ailleurs. "Aucun musée de cette envergure ne peut se permettre de prendre un gardien, balaie-t-il. Moi je me demande surtout pourquoi, quand la société de télésurveillance Fiducial a vu que toutes les alarmes avaient sonné, elle n'a pas prévenu les gendarmes ?"
L'alerte aux autorités figurait-elle sur le contrat liant le musée à Fiducial ? "Je ne sais pas, mais enfin, c'est une question de bon sens", fustige le maire. Contactée, l'entreprise assure que ses équipes ont "respecté toutes leurs obligations" lors de l'intervention du 5 juillet. "L'alerte ayant été transmise instantanément et prise en compte par l'intervenant, le délai constaté avant son arrivée sur site concerne exclusivement les modalités logistiques propres à sa prestation", poursuit Fiducial, qui renvoie donc la responsabilité vers JMP, tout en précisant n'avoir "aucun lien contractuel" avec cette dernière.
Un problème structurel et national
Les musées de France font face dans leur ensemble au défi de la sécurisation de leurs collections alors que les budgets consacrés à la culture ne cessent d'être rabotés. Dans un rapport publié en 2025, l'Assemblée des départements de France déplorait un "recrutement difficile" d'agents de sécurité qualifiés "dans les territoires ruraux ou intermédiaires", ainsi qu'un "turn-over élevé face à la concurrence du secteur privé" dans les musées.
Dans la foulée du cambriolage du musée du Louvre, une commission d'enquête parlementaire avait été constituée pour faire le point sur les failles de sécurité des musées en France. Dans son rapport rendu le 6 mai dernier, elle pointe un manque de préparation face aux risques, et notamment un recours trop fréquent à des contractuels ou à des prestataires dont la formation aux protocoles spécifiques aux musées s'avère "lacunaire". Mais aussi une insuffisance d'investissements financiers.
https://www.musee-lalique.com/