Nouvellement inscrit je me permets de venir ici trouver peut-être des réponses à mes questions un peu techniques.
Je travaille sur un roman noir qui met en scène des voleurs. J'aurais besoin des lumières des spécialistes ici présent non pas, évidemment, pour faire un manuel de crochetage mais plutôt pour m'éviter de dire des bêtises, c'est à dire, de savoir ce qui est possible de ce qui ne l'est pas.
Exemple : mon personnage a fait ses repérages, préparé son cambriolage, il sait qu'il va trouver un coffre de classe VI avec serrure à clé (je n'indique pas de modèle précis pour éviter de m'empêtrer dans des questions trop technique) et il a bien l'intention de l'ouvrir proprement (pas d'arrachage au programme)...
Arrivé sur place il y a un hic : le propriétaire a fait installer la veille une serrure supplémentaire sur son coffre, genre Nectra, mon voleur n'avait pas prévu ça.
question 1 : un homme seul peut-il ouvrir un coffre classe VI à serrure à clé ?
q2 : quel est le matériel de base ? le temps nécessaire ?
q3 : mon voleur (qui est réfléchi et raisonnable) doit-il laisser tomber quand il découvre cette serrure électronique ? quitte à revenir avec l'outillage adéquat.
q4 : on voit régulièrement dans les films le voleur sortir son iphone, brancher un fil, lancer l'appli qui va bien et, ô miracle, déverrouiller la porte. Ce genre de facilité scénaristique est-elle réaliste ou bien le cinéma se moque définitivement du spectateur lambda ? (sur cette question subsidiaire j'ai mon idée ::))
N'hésitez pas à me questionner si besoin sur la configuration de la scène et l'environnement.
Si ce sujet et mes questions sortent de la charte de ce forum je vous prie de m'en excuser.
Merci d'avance,
wetset
déjà sur un coffre, à partir de classe IV il y a deux verrouillages ( 2 serrures, serrure à clé + combi, serrure à clé + serrure électronique)
à moins d'être hautement spécilisé le voleur peut déjà abandonner
paer contre s'agissant d'un romman on peut tout inventer
on voit bien des mecs qui tatent les combinaisons à disques à l'oreille
ton voleur peut être un informatcien de génie qui a inventé un moyen de by passer une serrure
la plupart des films qui traitent de cambriolage sont bidons
il y a par contre des trucs d'espion type mini caméra ou relevé d'empreintes sur des touches , ou même dans la tour montparnasse infernale où ils ont coupé la main d'une personne pour ouvrir un système biométrique
le tout est que le reste du roman soit bon
Merci gros.
Cette réponse me permet d'affiner un peu ma demande/recherche.
Mon voleur est techniquement très capable, il a de plus, si besoin, une hotline joignable par téléphone au bout de laquelle se trouve un bon génie de l'informatique, de l'électronique. Quelqu'un à qui soumettre les problèmes rencontrés, tel que le Nectra non prévu.
Ce passage de cambriolage dans mon histoire n'est pas indispensable, c'est disons une entrée en matière pour un chapitre qui traitera de tout autre chose et développera notamment le personnage du surdoué en électronique. Mais cette intro est nécessaire pour le faire découvrir.
J'ai donc besoin d'une bonne accroche pour intéresser mon lecteur à ce nouveau chapitre qui introduit un nouveau personnage.
Mes questions plus précises :
- Quels outils un as de l'ouverture de coffre réunit-il pour opérer lorsqu'il s'attend à trouver un coffre classe V ou VI avec une nuit tranquille à disposition pour l'ouvrir ?
- Si vous avez souvenir de techniques farfelus mais (presque) crédibles pour ouvrir un coffre de ce type, je suis preneur (les liens sont bienvenus).
- La procédure d'attaque du coffre ne m'intéresse pas (d'un point de vue littéraire), seuls le temps de main d'oeuvre et un check-up des outils de base me seront utiles. Je veux rester dans la suggestion mais j'ai besoin d'un minimum de matériel pour suggérer efficacement.
A moi effectivement de trouver ensuite une façon d'assembler ces éléments pour donner envie de tourner la page...
Si votre cambrioleur est de "haute volée",et qu'il a fait du repérage,il dispose d'informations plus ou moins confidentielles sur ses futures victimes , en l'occurrence , le coffre-fort , son propriétaire , et le montant de la prime que son assureur devra verser !!! .
S'il sait qu'il va avoir à faire à un "classe 6 E "(disons un FICHET ,certainement la marque de coffre-fort la plus connue au monde,ou un WERTHEIM ,classe 6 EX -condamnation en cas d'attaque par explosifs ) son "informateur" peut être tout simplement, un salarié travaillant chez le fabricant de ce coffre ( il a très bien put préméditer un "défaut" sur les systèmes de fermeture ,afin de faciliter le travail ).
Si le propriétaire du coffre décide d'ajouter une 3 ème serrure ( il est un peu parano ,et sa femme aussi ),il va être obligé de contacter un coffretier ( ou le fabricant ),et il sera donc sous écoute téléphonique,ou quelques micros seront éparpillés chez lui.
Pour le "matos",il existe en pagaille ,sur des sites spécialisés Américains ,des "épuiseurs" de combinaisons informatisés .Ils sont aussi encombrant qu'un PC portable.Pour la clef , votre voleur ( gentleman? ) aura prit l'empreinte de la clef ( technique datant du 19 ème siècle !!!et toujours aussi efficace ) .
A vous de jouer.......
Merci beaucoup arsenelupin !
Cette idée d'informateur à demeure chez le fabricant me simplifie beaucoup le problème tout en restant assez effronté pour rendre la chose amusante, en somme c'est le tour de passe-passe que je cherchais : le prestidigitateur fait son tour, on sait qu'il y a un truc, on cherche à bien voir, mais bien vite on se laisse berner volontairement et on tolère cette impossible magie. Mon voleur ouvrira le coffre, je ne dirais pas comment, le pourquoi il peut l'ouvrir suffira.
Simplicité et impertinence. Voilà qui fait toujours de bons débuts de chapitres ! 8)
Si d'autres suggestions vous viennent, n'hésitez pas !
le voleur qui a des sources chez le fabricant ... c'est un filon déjà utilisé maintes fois, le génie de l'électronique c'est usé; maintenant si l'ouverture du coffre n'est qu'une péripétie dans la trame du roman mieux vaut ne pas s'attarder dessus; il y a de très bonnes histoires où l'ouverture d'un coffre ou la neutralisation d'une alarme sont de pures inventions ( parfois délirantes)
maintenant sans trop en dévoiler il y a des petits génies qui mettent au point des moyens de crocheter la plupart des serrures, à clé c'est de la haute technologie en france on garde plutôt le secret sur ce genre de travaux, mais chez les Anglo saxon on a moins d'états d'âme, aux E U il y a même des concours
Pour Arsène Lupin : tu as l'air de bien apprécier Wertheim et c'est justifié vu la qualité du matos
par contre il n'ont pas d'homologation classe VI en France.( A2PE)
Effectivement , les coffios WERTHEIM sont assez "consistants"( sachant que leurs portes de chambre forte va jusqu'à la classe XII !!! ).Les GODREJ , ROSENGRENS ou ROBUR , ont aussi du répondant .....
Pour le roman noir ,une complicité dans une boîte , c'est l'essence même du roman d'espionnage
(John Le Carré par exemple ) , mais qu'en plus il ait l'aval de son patron(pour des raisons qui restent à déterminer -adultère par exemple) , ça donnerait un peu de piment !!!.
Si en plus , le technicien qui travaille chez le fabricant , a installé un micro et des mini-caméras , à
l'intérieur du coffre ( une fois la porte ouverte ,des conversations pourront être enregistrées , et un film pourra être visionné ),ça sera la cerise sur le gâteau.
J'imagine que les "rippoux" sans scrupules,se retrouveront derrière les barreaux a la fin du roman!
Reste à savoir si votre roman noir , aura une petite "touche" de roman d'espionnage .....